LLB : Douze personnalités signent le pacte fédéral (29.11.2007)
Douze personnalités politiques issues de huit partis démocratiques du nord et du sud du pays ont signé le 'Pacte fédéral' de l'association BPlus, qui présentait le document jeudi à Bruxelles. Le Pacte fédéral, qui vise à créer un climat de confiance entre les responsables politiques du nord et du sud du pays, reconnaît l'intérêt de maintenir un modèle fédéral belge mais se positionne également en faveur d'une réforme de l'Etat 'équilibrée'.
Cette réforme passerait par des régionalisations mais aussi par des refédéralisations de compétences, 'pour autant que ces modifications améliorent le bien-être de tout citoyen belge'. Le pacte demande de développer la collaboration entre les entités fédérées et de prévoir des mécanismes de résolution de conflits entre ces dernières. Il affirme en outre la plus-value multiculturelle de la Belgique et l'intérêt d'intensifier l'apprentissage de la langue des autres Communautés. La garantie de la solidarité interpersonnelle et le rejet du séparatisme sont également mis en avant.
Ces principes ont été signés par Wilfried Martens et Mark Eyskens (CD&V), Melchior Wathelet senior (cdH), Louis Michel et Florence Reuter (MR), Annemie Neyts (Open Vld), Freddy Willockx et Mia De Vits (sp.a), Anne-Marie Lizin (PS), Carine Russo et Josy Dubié (Ecolo) ainsi qu'Adelheid Byttebier (Groen).
'Le problème crucial de la Belgique est dorénavant de déterminer quel est l'objectif commun pour le pays', a souligné l'ancien premier ministre Wilfried Martens. Il a reconnu, tout comme le ministre d'Etat Freddy Willockx, que le fait de signer ce pacte fédéral ne devait pas être vu d'un bon oeil par tous les membres de son parti. Mais M. Martens dit aussi vouloir garder sa liberté d'opinion et user de son pouvoir de persuasion.
Au-delà du Pacte fédéral, l'asbl BPlus avance plusieurs propositions allant à ses yeux dans le sens d'un 'fédéralisme équilibré'. Les personnalités politiques présentes ont clairement dit ne pas vouloir se prononcer sur ces propositions. Elles passent par une réforme de l'Etat (régionalisations et refédéralisation selon les matières) qui maintienne la sécurité sociale au niveau fédéral ou encore par une scission de BHV sans élargissement de la Région bruxelloise, mais avec la création d'une circonscription électorale unique.
Les fondateurs de l'asbl s'en sont pris par ailleurs à la N-VA et au FDF, qualifiés pour l'un de parti 'nationaliste séparatiste', l'autre de parti 'nationaliste linguistique', selon le secrétaire politique de l'association, Luc Ryckaert. 'Nous lançons un appel au cartel CD&V/N-VA et au MR pour qu'ils gardent sous contrôle leurs éléments les plus radicaux', ont indiqué Gilles Vande Burre et Tony Vande Calseyde, président et vice-président de l'association.
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