Reynders, in Le Soir, over de federale kieskring (22.10.2007)
Il faut entrer dans une vraie discussion, comme en 2005, avec les mêmes éléments ou d’autres. Que je ne vais pas vous donner. J’ai commencé à en parler avec Yves Leterme et Herman Van Rompuy. Il y a toute une série de choses qui peuvent entrer dans la marge de manœuvre. A condition que l’on préserve les droits individuels, tant sur le plan électoral que judiciaire des personnes concernées. Et que l’on ouvre un peu mieux la voie à un rôle de la Communauté française ou même de la Région bruxelloise en dehors des territoires fixés par la frontière linguistique. Je trouve que, dans les deux sens, un accord de coopération en matière d’enseignement, de culture, ou une façon de travailler ensemble, même si ce n’est pas formalisé dans un accord de coopération, ce serait quand même pas mal. Que motivait votre sortie ? J’ai surtout voulu dire, et je l’ai dit à destination des Flamands, qu’il faut maintenant un vrai débat, une vraie négociation. Par ailleurs, j’ai eu le sentiment, ces dernières semaines, que l’Orange bleue progressait. Et donc je me suis aussi dit qu’il faut bien faire passer le message que ce n’est pas seulement en trouvant des accords sur les terrains économiques, sociaux, de société mais aussi en ayant un dialogue adulte sur le plan communautaire qu’on allait avancer. Sur quelle base ? Ou bien on met sur la table des symboles très lourds de part et d’autre ou bien on va devoir trouver d’autres choses. Et là, la marge de manœuvre est assez importante. Je veux bien renforcer, là où il le faut, les Régions et Communautés. Mais je demande aussi que l’on accepte de renforcer le fédéral. Tout le monde nous dit qu’il n’est pas question d’être séparatiste… Confirmons-le ! Comment ? D’abord que l’on ne dépèce plus le fédéral sur le plan budgétaire. On a refinancé les Communautés, c’est bien, mais il faut arrêter de demander sans arrêt des moyens financiers au fédéral, qui va se retrouver sans argent. Or, il a des compétences lourdes en matière de justice, en matière économique et sociale… Et la circonscription unique ? Un deuxième élément de renforcement, c’est la circonscription fédérale. Je ne dis pas « c’est ça ou rien » mais c’est l’une des méthodes pour montrer qu’on est attaché à un Etat. On pourrait l’envisager pour un nombre d’élus qui peut aller de vingt à cinquante. Cela pousserait les responsables politiques à s’exprimer dans chacune des régions. On vient de sortir d’une élection qui provoque une crise assez longue notamment parce que les partis se sont surtout exprimés dans leur communauté. Ce que le PS et le CVP faisaient souvent par le passé en s’affrontant mais sans jamais être sur le même ring. Quand j’étais gamin, je défiais Rocky ; le tout c’était de ne pas me retrouver sur un ring avec lui. Un arrondissement au centre du pays, c’est important parce que ça fait vivre |